Qu’est-ce qui nous rend forts intérieurement, même lorsque la vie devient orageuse? Que signifie exactement le terme résilience, comment pouvons-nous la renforcer dans la vie quotidienne et quelles forces végétales peuvent nous soutenir, c’est ce dont je parle aujourd’hui avec Hans Ambauen: pharmacien diplômé HF, naturopathe, homéopathe et un vrai connaisseur des effets subtils et souvent cachés de la nature.
Hans, qu’entendons-nous réellement par résilience?
La résilience est bien plus qu’une simple capacité à rebondir, c’est une force intérieure qui nous aide à nous relever en cas de crise et à retrouver notre équilibre. Le terme vient du latin resilire – revenir en arrière. Il s’agit de faire face aux coups du destin et au stress de manière à en ressortir avec une nouvelle force, grandi.
La résilience est-elle particulièrement importante dans le monde numérique?
Absolument. Le monde devient plus rapide, plus contrôlé, plus distant, mais notre cœur fonctionne de manière analogue, nous devons d’avantage l’ écouter.
Quelles stratégies personnelles aident à renforcer la résilience?
La force mentale signifie avant tout prendre de la distance par rapport à ses propres pensées, comme le décrit Eckhart Tolle. Le fait de savoir que de nombreuses peurs ne se matérialisent jamais peut également alléger le fardeau. Un contact avec la nature a un effet thérapeutique comparable à celui de la phytothérapie.
En parlant de plantes, quelles essences spagyriques renforcent spécifiquement la résilience?
Quelques exemples:
- Ortie: Symbolise la «riposte», active l’affirmation de soi.
- Angélique (Angelica archangelica): Fournit une protection dans les phases de transition.
- Verge d’or et rose de Damas: Soutien dans les conflits relationnels, l’harmonisation avec le cœur.
- Fleur de tilleul: Synonyme d’équilibre et de véracité et acceptation.
- Ginkgo biloba: Renforce l’esprit et la mémoire, symbole de résilience.
- Cardamome et millepertuis : Ramener la lumière sur le désespoir ou le traumatisme.
- Orange amère et arnica : Aide en cas de deuil, de rejet de l’aide et de blessures émotionnelles.
Et si vous ne parvenez pas à identifier ce qu’il vous manque?
La stabilité est avant tout essentielle. Deux aides puissantes sont:
- Racine de taïga (Eleutherococcus) : Un adaptogène, favorise l’adaptabilité.
- Avoine (Avena sativa) : Nourrit les nerfs pendant l’épuisement et après les crises.
Comment les essences peuvent-elles être utilisées dans la vie de tous les jours, avons-nous besoin de conseils?
Oui. Un conseil individuel est essentiel pour choisir les bonnes essences. Les essences spagyriques présentent une grande diversité, plus vous connaissez précisément le souci, plus vous pouvez le traiter de manière ciblée.
Quel rôle joue l’environnement social, les intéractions, le lieu de travail et la communauté ?
Ils sont cruciaux. La sécurité, l’écoute et la proximité humaine y sont d’un grand soutien. Mais là aussi, ce qui suit s’applique : les difficultés sont des opportunités de développement. Des plantes comme le rosier de Damas ou le tilleul aident à rouvrir le cœur et l’âme.
Et qu’en est-il de l’âge, les centenaires en bonne santé ont-ils un secret?
Ils vivent avec dévouement, optimisme,en pleine conscience et probablement aussi avec résilience. Des essences telles que le ginkgo, le millepertuis, la cardamome ou le Citrus aurantium les accompagnent.
Très intéressant! Existe-t-il aussi des remèdes spagyriques minéraux ou élémentaires?
Oui, à travers les spabionics, nous travaillons avec les cinq éléments: la terre, le feu, l’eau, l’air et l’éther. L’éther, souvent sous la forme d’un fer météorique, représente l’ordre intérieur et la voix qui nous guide. Cette harmonie est souvent la clé de la résilience.
Pour finir: Vos 3 conseils les plus importants pour plus de résilience?
D’abord: la connaissance de soi, pour savoir qui l’on est, ce qui nous motive et où l’on a envie d’aller. Parce que la clarté intérieure est la base de la stabilité extérieure.
Deuxièmement: La connexion consciente à la nature, elle nous donne de la force, une orientation et un ancrage. Celui qui prend soin de lui-même et de son environnement cultive la paix intérieure.
Et troisièmement: la résilience collective, car nous ne sommes pas seuls. Notre force grandit lorsque nous nous défendons les uns les autres, pour la liberté, l’humanité et la bonne coopération.
La résilience est comme un système racinaire caché: vous ne pouvez pas le voir, et pourtant c’est ce qui nous porte lorsque la vie tempête. Ce n’est pas un objectif que nous atteignons, mais un chemin qui nous mène à nous-mêmes. Pas à pas, ancrés, connectés et pleins de confiance.